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        <title>Particule des Manches</title>
        <description>ou comment parler de la littérature quand on n'y connaît rien</description>
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        <lastBuildDate>Thu, 07 Aug 2008 08:53:51 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Les chemins de la liberté</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 28 Jul 2008 12:23:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-1156237&quot; src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/02/00/2140095107.jpg&quot; alt=&quot;51.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1156237&quot; /&gt;&lt;b&gt;Diffusé en 1976 à Prague sous forme de publication clandestine,&amp;nbsp; &lt;i&gt;Une trop bruyante solitude&lt;/i&gt; est sans aucun doute le livre qui a valu le plus de notoriété à Bohumil Hrabal (1914-1997), écrivain tchèque.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ses premières publications datent de 1963 ce qui lui permet de devenir&amp;nbsp; rapidement un des écrivains les plus populaires.&lt;br /&gt; Après l'invasion soviétique de 1968, il connaîtra des ennuis avec la censure et sera interdit de publication. Avec Milan Kundera, il occupe le premier rang des écrivains tchèques tout en connaissant le succès grâce aux adaptations cinématographiques de plusieurs de ses œuvres, dont le célèbre &lt;i&gt;Trains&lt;/i&gt; &lt;i&gt;étroitement surveillés&lt;/i&gt;. On a pu écrire que, chez cet écrivain, «&amp;nbsp;le plaisir de la fabulation semble compenser le fait que dans le contexte politique et social du régime communiste qu’il connut, ‘la vie est ailleurs’&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Voilà trente-cinq ans que je travaille dans le vieux papier, et c’est toute ma «&amp;nbsp;love story&amp;nbsp;». Voilà trente-cinq ans que je presse des livres et du vieux papier, trente-cinq ans&amp;nbsp; que, lentement, je m’encrasse de lettres, si bien que je ressemble aux encyclopédies dont pendant tout ce temps j’ai bien comprimé trois tonnes&amp;nbsp;; je suis une cruche pleine d’eau vive et d’eau morte, je n’ai qu’à me baisser un peu pour qu’un flot de belles pensées se mette à couler en moi&amp;nbsp;; instruit malgré moi, je ne sais même pas distinguer les idées qui sont miennes de celles que j’ai lues. C’est ainsi que, pendant ces trente-cinq ans, je me suis branché au monde qui m’entoure&amp;nbsp;: car moi, lorsque je lis, je ne lis pas vraiment, je ramasse du bec une belle phrase et je la suce comme un bonbon, je la sirote comme un petit verre de liqueur jusqu’à ce que l’idée se dissolve en moi comme l’alcool&amp;nbsp;; elle s’infiltre si lentement qu’elle n’imbibe pas seulement mon cerveau et mon cœur, elle pulse cahin-caha jusqu’aux racines de mes veines, jusqu’aux radicelles des capillaires. Et c’est comme ça qu’en un seul mois je compresse bien deux tonnes de livres […]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Travaillant dans une cave à Prague, Hanta presse du papier chaque jour depuis trente-cinq ans. Il n'est pas très efficace car il ne peut s'empêcher de s'intéresser aux ouvrages qu'il détruit, prenant notamment beaucoup de soin aux ballots de papier pressé pour ce qu'il considère comme des chefs d'œuvre. Malheureusement pour lui, Hanta est rattrapé par &quot;une ère nouvelle&quot; où il n'a plus sa place face à la productivité. Cri de révolte lancé contre les sociétés totalitaires, l’histoire de Hanta, narrateur du roman, s’instruit au gré de la lecture des livres rencontrés mais interdits destinés au pilon (la Bible, le Talmud, les écrits de Lao-tseu) qu’il va faire renaître sous la forme de balles de papier décoratives. Cette fable sensible et tragicomique invite les lecteurs à une réflexion sur la modernité technique et la réduction de l’humain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bohumil Hrabal, Une trop bruyante solitude, Robert Laffont, coll. &quot;Pavillons poche&quot;, trad. du tchèque par Anne-Marie Ducreux-Palecinek&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.espritsnomades.com/&quot;&gt;www.espritsnomades.com&lt;/a&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Entre deux villes : Francis Dannemark</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 26 Jul 2008 12:04:18 +0200</pubDate>
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                    &lt;i&gt;J'ai souvent l'impression, quand je suis au bord de la mer et qu'elle est calme, surtout le soir, qu'il y a un batteur de jazz en train de jouer très lentement, rien qu'avec ses balais, et que d'une seconde à l'autre, on va entendre un piano, une basse, un sax.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://pagesperso-orange.fr/calounet/photos_auteur/dannemark.jpg&quot; width=&quot;150&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Poète et romancier belge né en 1955 à la frontière franco-belge, Francis Dannemark, est un écrivain accompli qui peut être fier de sa carrière littéraire.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il commence à écrire très tôt : dès l'âge de 16 ans et anime déjà une petite revue littéraire. Ensuite, il jongle entre les différentes professions (professeur, traducteur, correcteur, critique, attaché culturel, ...) tout en continuant d'écrire. Après avoir longtemps animé des ateliers d'écriture, Francis Dannemark s'est ensuite tourné plutôt vers des activités d'opérateur. Il a alors commencé par organiser des rencontres littéraires et de nombreux festivals internationaux. Depuis 1998, il dirige la collection &quot; Escales du Nord &quot; aux éditions Le Castor Astral et est également devenu membre du comité éditorial de la collection &quot; Carnets Littéraires &quot; chez Estuaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a publié à ce jour une vingtaine d'ouvrages dont certains seront primés comme &lt;i&gt;Choses qu'on dit la nuit entre deux villes&lt;/i&gt; qui a reçu le prix franco-belge des Lycéens et le prix Charles-Plisnier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Choses qu'on dit la nuit entre deux villes&lt;/i&gt;, publié initialement en 1991 avait donc déjà séduit les lycéens et le jury du prix Charles-Plisnier. Quinze ans après, Francis Dannemark revient sur ce texte pour offrir aux lecteurs une nouvelle version entièrement revue, un nouveau texte plus mûr, moins naïf, réécrit dans un style encore plus épuré. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Entre deux villes, entre deux vies, Wolf et Lena se rencontrent, à l'occasion d'un mariage dont ils doivent être les témoins. Voilà de quoi faire une ou plusieurs histoires d'amour, au gré d'une conversation au bord de mer, en hiver, quand tout le monde est ailleurs.&lt;br /&gt;Entre deux villes, Wolf et Lena ne font qu'effleurer, avec la complicité de la nuit, un amour qui aurait pu être. L'amour, ce sera pour demain, et avec quelqu'un autre. Mais il n'est pas interdit d'être heureux en attendant le bonheur ; c'est peut-être le meilleur moyen pour le trouver : telle est la morale que nous suggère ce récit écrit comme à mi-voix.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Histoire d'une amitié qui naît progressivement sur les ruines d'un mariage raté, le long de la Mer du Nord et avec une musique de jazz en fond sonore. Un petit livre, court, poétique, magique, qui caresse l'âme, raconte l'éphémère et cache une sensibilité exacerbée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit livre qu'on se surprendrait à lire la nuit entre deux villes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------------------------------&lt;br /&gt;Francis Dannemark, &lt;i&gt;Choses qu'on dit la nuit entre deux villes&lt;/i&gt;, Éditions Le Castor Astral, coll. &quot;Millésimes&quot;. Préface de Xavier Hanotte, 2006.
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                <guid isPermaLink="true">http://particulesdesmanches.hautetfort.com/archive/2008/07/25/relire-ses-classiques-denis-diderot.html</guid>
                <title>Relire ses classiques : Denis Diderot</title>
                <link>http://particulesdesmanches.hautetfort.com/archive/2008/07/25/relire-ses-classiques-denis-diderot.html</link>
                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
                                <pubDate>Fri, 25 Jul 2008 22:12:50 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;b&gt;Si les livres contemporains sont d'excellents compagnons pour nos vacances, les &quot;classiques &quot; ou &quot;vieux livres&quot; qui n'ont pas pris (trop) de rides le sont également. Les vacances d'été sont aussi la bonne occasion d'aller saisir un de ces livres qui peuplent les planches de nos bibliothèques et dont nous reportons sans arrêt la lecture. Arrêtons-nous donc quelques heures sur ces vieux trésors.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/00/00/1453148326.jpg&quot; id=&quot;media-1138240&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;6560.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Deuxième auteur classique qui se trouve dans notre pile livre sur le bord de notre table de nuit : Denis Diderot. Homme curieux, il est surtout passé à la postérité pour la célèbre entreprise de &lt;i&gt;L'encyclopédie&lt;/i&gt;. L'auteur et philosophe du XVIIIe siècle travailla sans relâche pendant plus de vingt ans sur ce projet, oubliant même de publier ses autres ouvrages, tâche qui sera laissée à sa descendance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les écrits que nous laisse Diderot, il en est un qui, malgré sa brièveté, fit scandale lors de sa publication et qui valut à l'auteur de se faire emprisonné trois mois. L'essai en question, &lt;i&gt;Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient&lt;/i&gt; est paru en juin 1749 et le mois suivant, Diderot se retrouvait emprisonné dans le donjon de Vincennes jusqu'en novembre de la même année. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet essai philosophique, Diderot, à la suite des travaux de Locke, se penche sur la question de la perception visuelle pour montrer que l'idée de la morale dépend de la sensibilité de chacun et qu'un certain nombre d'arguments religieux n'ont aucun sens pour les aveugles. Le philosophe expose sa vision matérialiste et évoque son athéisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;i&gt;Lettre&lt;/i&gt; est adressée à une savante qui attend les résultats d'une opération pratiquée sur une fille aveugle. Le narrateur se rend alors chez du Puiseaux, aveugle-né, avec qui il va discuter de l'importance de nos sens et sur leur influence sur notre façon de penser. La métaphysique des voyants ne correspond par à celle des aveugles, car la première s'appuie sur les merveilles de la nature q'un non-voyant de peux pas connaître. Ensuite, le narrateur se retrouvera en train de discourir avec Saunderson, professeur de sciences aveugle, sur l'existence de Dieu. L'aveugle proposera alors une de représenter la création du monde comme l'arrangement imparfait d'une matière. Enfin, l'essai termine en abordant le problème posé par Molyneux à Locke : un aveugle-né, capable de distinguer par le toucher un cube d'un globe, serait-il capable de faire de même sans les toucher lorsqu'il aura recouvré la vue ? Diderot prend en compte tout les arguments pour conclure qu'un géomètre saurait faire la différence. Domine donc dans les textes cet encouragement au relativisme, surtout en ce qui concerne les questions métaphysiques qui conduira son auteur en prison pour quelques mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un essai qui, malgré les années, se révèle encore novateur. Diderot n'avait-il pas en effet eu des intuitions dans le domaine de la psychologie et des perceptions ? N'avait-il pas mis au point un système de signes palpables pour permettre aux non-voyants de communiquer bien avant Braille ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------------------------------&lt;br /&gt;D. Diderot, &lt;i&gt;Lettre sur les aveugles&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, coll. &quot;Folio 2€&quot;.&lt;br /&gt;J.-P. de Beaumarchais et D. Couty, &lt;i&gt;Grandes oeuvres de la littérature française&lt;/i&gt;, Paris, Larousse, 1998.
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                <guid isPermaLink="true">http://particulesdesmanches.hautetfort.com/archive/2008/07/24/diego-alatriste-le-cinquieme-mousquetaire.html</guid>
                <title>Diego Alatriste, le cinquième mousquetaire</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
                                                <category>Paralittératures</category>
                                                <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 19:28:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;i&gt;&quot;Ce n'était pas l'homme le plus honnête, ni le plus pieux, mais c'était un homme courageux. Il s'appelait Diego Alatriste.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/00/02/1288392098.jpg&quot; id=&quot;media-1136880&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Roman-Le-capitaine-Alatriste.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Amateurs de romans de cape et d'épée, de roman d'aventures, de romans-feuilletons, vous allez être servis. Arturo Pérez-Reverte est le Dumas du XXIe siècle et son capitaine Alatriste est le cinquième mousquetaire !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arturo Pérez-Reverte est né en Espagne en 1951. Il obtient sa licence en Sciences politiques et en journalisme puis part travailler comme reporter et correspondant de guerre pour la télévision espagnole, notamment pendant la crise du Golfe et en Bosnie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1986, Arturo Perez-Reverte se lance véritablement dans une carrière littéraire. Ses romans seront des succès mondiaux et remportent également ne série de prix littéraires : &lt;i&gt;Le Tableau du maître flamand&lt;/i&gt; reçoit le grand prix de littérature policière en 1993 et &lt;i&gt;La Peau du tambour&lt;/i&gt; le prix Jean Monnet en 1997. Il publie de nombreux ouvrages, comme &lt;i&gt;Le Cimetière des bateaux sans nom&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Le Peintre de bataille&lt;/i&gt; en 2007. Certains de ses romans auront même le privilège d'être portés à l'écran : &lt;i&gt;Le club Dumas ou l’ombre de Richelieu&lt;/i&gt;, publié en 1993, a inspiré le film La Neuvième porte de Roman Polanski tandis qu'un film d'Agustin Diaz Yanes vient de mettre en scène les fabuleuses aventures du Capitaine Alatriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Capitaine Alatriste&lt;/i&gt; est le nom du premier tome d'une longue série de roman racontant les péripéties Diego Alatriste, surnommé &quot;Capitaine&quot; par ses compagnons d'armes dans l'Espagne corrompue et décadente de Philippe IV. Cet ancien soldat de la guerre des Flandres traîne ses bottes dans les tavernes et survit grâce à son habilité à user de sa lame. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fidèle disciple ou héritier d'Alexandre Dumas, Arturo Pérez-Reverte nous emmène avec lui dans une aventure intense sur fond de complot politique et de conflits religieux. L'action est reine dans cette série qui multiplie les intrigues, les duels et les rebondissements, et on ne s'ennuie pas une seconde. Les mêmes ingrédients qui firent le succès des &lt;i&gt;Trois Mousquetaires&lt;/i&gt; se retrouvent dans l'oeuvre de Pérez-Reverte : aussi bien dans la manière d'écrire (contexte historique bien ancré, alternance de moments forts et de pauses narratives pour créer un effet de suspens réussit qui tient le lecteur en haleine du début à la fin, ...) que dans les thèmes (aventures rocambolesques d'un héros au XVIIe siècle, intrigues politiques, affaires de coeur ... ). L'auteur s'amuse même à faire quelques allusions à l'oeuvre de référence.&lt;br /&gt;Si la forme de &quot;roman-feuilleton&quot;, caractéristique des oeuvres de Dumas, ne rencontre plus énormément de succès, elle a été remplacée par l'étalement des aventures de Diego Alatriste sur une longue saga (6 tomes publiés actuellement). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une saga d'ailleurs qui est un véritable trésor pour une analyse narratologique tant elle utilise bien toutes les astuces narratives possibles. Le narrateur jongle avec les &quot;prolepses&quot;, &quot;analepses&quot;, &quot;paralipses&quot; et autres &quot;metalepses&quot;, pour le plus grand plaisir du lecteur et pour jouer de manière intelligente avec les effets de suspens tout au long du récit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, ce récit de Pérez-Reverte est sans doute lui aussi à replacer dans cette &lt;a href=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/archive/2008/05/10/le-retour-du-grand-recit-djian-et-autres.html&quot;&gt;tendance déjà évoquée&lt;/a&gt; qui remet peu à peu le roman d'aventures au goût du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un roman d'aventures décoiffant, un héros qui vient combler un manque dans le champ littéraire de la fin du XXe, début du XXe siècle, un trésor narratologique, un bonheur pour ceux qui relisent sans arrêt les livres de Dumas et de Féval. Bref, si vous ne l'avez pas encore dans vos mains, courrez vous le procurer dans les plus brefs délais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arturo Pérez-Reverte, &lt;i&gt;Capitaine Alatriste&lt;/i&gt;, Seuil, Point, 1996.&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Les bûchers de Bocanegra&lt;/i&gt;, Seuil, Point, 1997.&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Le Soleil de Breda&lt;/i&gt;, Seuil, Point, 1998.&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;L'Or du roi&lt;/i&gt;, Seuil, Point, 2000.&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Le Gentilhomme au pourpoint jaune&lt;/i&gt;, 2003.&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Les corsaires du Levant&lt;/i&gt;, 2007
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                <guid isPermaLink="true">http://particulesdesmanches.hautetfort.com/archive/2008/07/22/zola.html</guid>
                <title>Relire ses classiques : Emile Zola</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
                                                <category>Relire ses classiques</category>
                                                <pubDate>Wed, 23 Jul 2008 06:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;b&gt;Si les livres contemporains sont d'excellents compagnons pour nos vacances, les &quot;classiques&quot; ou &quot;vieux livres&quot; qui n'ont pas pris (trop) de rides le sont également. Les vacances d'été sont aussi la bonne occasion d'aller saisir un de ces livres qui peuplent les planches de nos bibliothèques et dont nous reportons sans arrêt la lecture. Arrêtons-nous donc quelques heures sur ces vieux trésors.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/00/00/1915605416.jpg&quot; id=&quot;media-1133267&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;285814040_small.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Commençons par le bas de l'étagère, lettre Z, Emile Zola. Premier auteur classique sélectionné par le Particule. Entre &lt;i&gt;L'assommoir&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Germinal&lt;/i&gt;, nous vous proposons de découvrir &lt;i&gt;Le Ventre de Paris&lt;/i&gt;, ouvrage moins célèbre mais tout aussi passionnant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;L'idée générale est le ventre ; - le ventre de Paris ; les Halles, où la nourriture afflue, s'entasse, pour rayonner sur les quartiers divers ; - le ventre de l'humanité, et par extension la bourgeoisie dirigeant, ruminant, cuvant en paix ses joies et ses honnêtetés moyennes ; - enfin le ventre dans l'empire, non pas l'éréthisme fou de Saccard lancé à la chasse des millions, les voluptés cuisantes de l'agio, de la danse formidable des écus ; mais le contentement large et solide de la faim, la bête broyant le foin au râtelier, la bourgeoisie appuyant sourdement l'empire, parce que l'empire lui donne la pâtée matin et soir, la bedaine pleine et heureuse se ballonnant au soleil et roulant jusqu'au charnier de Sedan.&quot;&lt;br /&gt;Voilà comment Zola parle lui-même du &lt;i&gt;Ventre de Paris&lt;/i&gt; dans un extrait de l'ébauche de son roman qui paraîtra en 1872, aux lendemains de la Commune, racontant l'histoire d'un révolté politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Florent, échappé du bagne de Cayenne où il avait été envoyé à la suite de sa participation au coup d’état du  2 décembre 1851, revient à Paris en toute clandestinité pour essayer d’y reprendre une vie paisible. Pour se réintégrer, il reprend contact avec son jeune frère Quenu qui est à la tête d’une boucherie lucrative et qui a marié Lisa, la fille aînée des Macquart. Quenu, ancien apprenti qui a hérité de la boucherie et de la fortune de son ancien employeur, l’accueille les bras ouverts, mais Lisa voit en Florent un danger pour son commerce. Grâce à ses relations avec le personnel des Halles, elle lui obtient un poste d’inspecteur à la marée. Ce travail forcé va à l’encontre des convictions politiques et morales de Florent et va réveiller en lui ses vieux démons. Il se mettra alors à fréquenter le café de chez Lebigre avec son ami Gavard où ils échangeront avec d’autres leurs haines de l’empire et où ils imagineront une société idéale ainsi que les moyens pour y parvenir. Il essaiera de rallier à sa  cause son frère Quenu mais Lisa et leurs intérêts divergents les empêcheront de partager les mêmes opinions. C’est finalement sa belle-sœur pour protéger son commerce et sa vie tranquille et opulente qui dénoncera Florent aux autorités et le renverra définitivement à Cayenne. &lt;br /&gt;Autour de Florent, gravitent plusieurs personnages qui joueront tous un rôle plus ou moins important dans l’histoire. Il y a d’abord Mme François, vieille paysanne qui monte à Paris pour vendre ses légumes aux Halles. Ensuite, Quenu son jeune frère dont il s’est longtemps occupé de l’éducation et Lisa sa belle-sœur qui tient avant tout à préserver son train de vie. Il y a aussi Gradelle qui partage les mêmes convictions politiques de Florent, Mme Saguet qui est une vieille fille qui veut tout savoir sur la vie et les secrets des halles. Elle déteste Florent car son passé reste mystérieux et sa curiosité insatisfaite la pousse à le haïr. La Normande, d’abord ennemie de Florent et rivale de Lisa, tombera progressivement amoureuse de l’ancien repris de justice. Enfin, Claude Lantier, héros de &lt;i&gt;L’Oeuvre&lt;/i&gt; , fait son apparition dans le roman. Ami de Florent, il vient lui apporter un éclairage sur la division sociale entre les Gras et les Maigres qui selon lui divise la société. &lt;br /&gt;L’histoire du Ventre de Paris raconte donc celle de Florent, le maigre qui au milieu de cette masse de nourriture qui servira à nourrir la ville lumière et au milieu de ces multiples personnages, va tenter de lutter contre l’empire. Sa tentative avortera malheureusement pour lui car il sera vendu par sa belle-sœur qui appartient à cette classe sociale riche et opulente à qui profite bien le système et la hiérarchie sociale établie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman &lt;i&gt;Le Ventre de Paris&lt;/i&gt;, oeuvre moins connue de la pratique scolaire que les deux &quot;classiques&quot; &lt;i&gt;Germinal&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L'assommoir&lt;/i&gt;, est un roman naturaliste par excellence. Les immenses Halles de Haussmann et son personnel apparaissent au lecteur au milieu d'une masse de nourriture décrite de manière rigoureuse. Les descriptions des échoppes, surtout celles de la charcuterie, sont conçues comme de véritables natures mortes organisées par le regard d’un personnage. Elles sont données à voir comme des tableaux, structurées dans l’espace et multipliant les effets de lumière et de couleur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui souhaitent découvir Zola autrement qu'à travers les romans scolaires, une magnifique oeuvre qui se laisse dévorer avec plaisir. Attention tout de même à un risque d'indigestion lors de certains passages ! &lt;br /&gt;
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                <title>James Salter ou les reliques de l'amour</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 20:58:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;b&gt;Né à New York, James Salter est un auteur de romans et de nouvelles. Après avoir été pilote dans l’US army, il va vite s’adonner à sa grande passion : l’écriture. Avant de se consacrer pleinement à la fiction, il a d’abord fait paraître plusieurs témoignages sur ses années de guerre en Corée. Un sport et un passe-temps, qui décrit une torride passion amoureuse entre une jeune française et un Américain en France, fut largement salué par la critique et le public.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Francophile, James Salter l’est par ses descriptions d’une France tranquille, profonde, celle des petites villes de Province, loin de l’agitation parisienne, celle des silences profonds, de ces vies invisibles. Dans &lt;i&gt;Un sport et un passe-temps&lt;/i&gt;, tout cela est concentré dans les amours d’une jeune française, Anne-Marie Costallat et d’un étudiant américain, Phillip Dean, dans leurs aventures dans des chambres d’hôtel à la tombée du soir, le long d’après-midi pluvieux, de mensonge, de plaisir, de gêne et d’impudeur. James Salter est « un écrivain exigeant, qui ménage sa plume et son inspiration: cinq livres en quarante ans... autant dire qu'il prend le temps de les fignoler(…) Il déteste le pathos, les grandes envolées lyriques qui n’ont pas besoin de tournures sophistiquées et de mots rares. » (Pascale Frey, &lt;i&gt;Lire&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Comme dit Rilke, dans la vie il n’y a pas de classe pour débutants, on vous demande toujours le plus difficile tout de suite&lt;/i&gt;. Le court récit de Salter nous plonge immédiatement entre répétition et impression de mots et d’actions, d’ennui et d’exaltation, d’autant plus par le fait que l’identité du narrateur est volontairement floue. &lt;i&gt;Je suis le poursuivant. Ce qui revient à dire que je suis celui qui sait, au contraire de Dean, mais tout de même c’est loin d’être égal. (…)Je suis seulement le serviteur de la vie. Lui il l’habite&lt;/i&gt;. Outre d’être un exercice de style situé dans une France provinciale, l’écriture de James Salter est tout à fait  « rare et éblouissante »  comme l’a écrit John Irving.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Certes, il s’agit d’une histoire d’amour, une de plus, mais elle s’écrit avec une précision troublante dans les scènes érotiques, dans ce réalisme obsessionnel qui cherche à démontrer la faiblesse de cette réalité. Telle la Delage qui continue silencieusement sa route la nuit, de ville en ville, le roman épuise toutes les nuances des « reliques » de l’amour : innocence, perversité, fraîcheur, voyeurisme, …Face à l’amour des corps, à cette folle nourriture terrestre, le roman nous ramène sans cesse à la mélancolie et à sa solitude. &lt;i&gt;Il n’y a rien qui ne t’appartienne, tout ce que je pense, tout ce que je suis capable de ressentir est à toi. Je suis seulement embarrassée de ne pas en savoir assez. Mais ça m’est égal si tu ne m’appartiens jamais, je veux seulement être à toi, sois dur avec moi, strict, mais ne t’en va pas, fais seulement comme si tu étais avec une autre fille- Je t’en supplie. Je mourrai, autrement. Je comprends maintenant qu’on puisse mourir d’amour.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;James SALTER, &lt;i&gt;Un sport et un passe-temps&lt;/i&gt;, Editions de l’Olivier (traduction de Philippe Garnier)&lt;br /&gt;www.lire.fr
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                <title>Lectures au long cours II</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 10:17:34 +0200</pubDate>
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                    Le temps des vacances, le temps des escales, le temps d'ouvrir bien grandes portes et fenêtres... Parce qu'avec les mois d'été nos journées paraissent plus vastes, et plus grands les horizons, la librairie Point Virgule a sélectionné pour vous cinq livres libres et vagabonds, des livres comme des trésors cachés, des livres qui font rêver, penser, voyager. Lisez, c'est l'été !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/01/01/1807075017.jpg&quot; id=&quot;media-1133214&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;un_livre_blanc1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Philippe Vasset, &lt;i&gt;Un livre blanc&lt;/i&gt;, Fayard.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Sur les cartes IGN de la région parisienne figurent des espaces blancs, comme si aucune description ne pouvait venir à bout de la réalité qu'ils recouvrent ; cela pique la curiosité de Philippe Vasset, qui s'en va chercher l'aventure au coin de la rue et ramène un étonnant portrait de ces terres de mystères en plein coeur de nos villes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/01/02/345569873.png&quot; id=&quot;media-1133219&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;arton949-7b1f2.png&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Takis Théodoropoulos, &lt;i&gt;L’invention de la Vénus de Milo&lt;/i&gt;, Editions Sabine Wespieser.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Au début du 19e siècle, l’Europe tout entière se prend de passion pour l’Antiquité grecque. C’est dans ce contexte qu’en 1820, sur une petite île des Cyclades, un paysan découvre dans son champ la statue qui allait devenir la célèbre Vénus de Milo. Commence alors une suite de péripéties plus rocambolesques les unes que les autres : sur fond de rivalités entre Anglais et Français pour s’attribuer la statue, intrigues amoureuses, trafics d’œuvres d’art, manipulations en tous genres mènent une sarabande effrénée. On en oublierait presque le principal : est-ce vraiment Vénus qui se cache sous les traits de cette femme énigmatique ? L’invention de la Vénus de Milo est un délicieux conte philosophique, qui explore avec humour et fantaisie les immenses territoires de la vanité des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/02/01/418688347.jpg&quot; id=&quot;media-1133221&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;arton818-a0614.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Antony Moore, &lt;i&gt;Swap&lt;/i&gt;, Jöelle Losfeld.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Propriétaire d’un librairie de bandes dessinées à Londres, Harvey Briscow vit avec une unique obsession : récupérer l’exemplaire du &quot;Superman n°1&quot; qu’il a donné, à l’âge de douze ans, au souffre-douleur de son collège. Une BD devenue mythique, dont la valeur pourrait changer le destin du pauvre Harvey, perdu dans ses fantasmes de vie meilleure. Lorsqu’il se retrouve enfin son ancien condisciple, les choses ne vont pas du tout se passer comme il l’entendait et notre antihéros va s’enliser dans un imbroglio tragi-comique à la mécanique inéluctable. Drôle et efficace, ce premier roman oscille joyeusement entre comédie à l’anglaise et polar, dans un style grinçant et ironique. Une vraie réussite !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/01/01/503323782.jpg&quot; id=&quot;media-1133222&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;arton817-a5298.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Pete Dexter, &lt;i&gt;God's Pocket&lt;/i&gt;, L'Olivier.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Leon Hobbard, petit voyou engagé comme maçon sur un chantier de Philadelphie, se fait estourbir d’un coup de tuyau de plomb par le vieil ouvrier noir qu’il menaçait. Cet &quot;accident de travail&quot; va provoquer des effets en série que Pete Dexter nous donne à lire avec un époustouflant brio. Saupoudrant son récit d’un humour cinglant, il nous mène à la découverte du &quot;pire quartier de toute l’Amérique&quot; : God’sPocket, enclave pauvre du Sud de Philadelphie. En une succession de scènes de la vie mafieuse et journalistique, Dexter construit un roman à rebondissements mi-affligeatns, mi-cocasses... où l’on peut rencontrer tant l’amour que la mort. Un livre coup de poing à l’univers inoubliable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/00/00/1816309061.gif&quot; id=&quot;media-1133225&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9782020872324.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;William Boyd, &lt;i&gt;La vie aux aguets&lt;/i&gt;, Seuil, Point.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;De l'espionnage considéré comme l'un des beaux arts... Dans la moiteur de la canicule de 1976, une jeune Anglaise reconstitue le puzzle de l'histoire de sa mère : pièce par pièce se dessine le portrait d'une espionne de haut vol, prise dans un jeu de séduction et de manipulation alors que débute la Seconde Guerre mondiale... Boyd excelle à brouiller les pistes de la vérité et du mensonge, à superposer les identités, à interroger les zones d'ombre inavouées. Sa &lt;i&gt;Vie aux aguets&lt;/i&gt; est un intense plaisir de lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;Tous ces livres sont disponibles à la librairie Point Virgule, rue Lelièvre 1 à 5000 Namur. (tél. 081/22.79.37 ou par &lt;a href=&quot;mailto:info@librairiepointvirgule.be&quot;&gt;mail&lt;/a&gt;))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>La Question Humaine, premier grand roman du XXIe siècle ?</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 19 Jul 2008 17:28:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/00/01/389890122.jpg&quot; id=&quot;media-1129599&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;questionCover.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Un roman qui invite à la réflexion et qui déstabilise le lecteur, un livre qui pose des questions sur la réalité quotidienne et déconcerte en venant écrire là où le savoir défaille, une oeuvre qui donner l'occasion au lecteur de formuler lui-même son interprétation. Tels sont les ingrédients d'un roman qui deviendra plus que probablement un des classiques du XXIe siècle.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Seconde Guerre mondiale, ses horreurs et ses tragédies ne pouvaient pas être tues dans la littérature. Même si certains hommes de lettres comme Adorno pensaient que plus rien ne pouvait être écrit après Auschwitz, il restait encore des voix qui souhaitaient se faire entendre. Que ce soit dans les années qui la suivirent immédiatement ou cinquante ans après, la Seconde Guerre mondiale reste présente dans les productions littéraires (voir même toutes les productions culturelles : cinéma, théâtre, danse, …) quelque soit l’esthétique dominante. En effet, même les formalistes ont fini par écrire leur guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les horreurs perpétrées par les nazis resurgissent encore dans les romans contemporains. Cependant, la manière de traiter ce sujet en littérature contemporaine prend deux directions différentes depuis les années 1980 : l’une qui s’inscrit dans une tradition de mémoire et l’autre qui explore les effets provoqués durant ces années noires. Cette dernière est plus soucieuse des traces laissées dans les corps et dans les esprits que de porter un simple témoignage. &lt;i&gt;La Question Humaine&lt;/i&gt;* de François Emmanuel se retrouve dans cette manière moins directe de parler de la guerre. Il ne s’agit pas d’un témoignage, mais d’une exploration systématique des secrets enfouis qui continuent à traumatiser les nouvelles générations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce bref roman d’une centaine de pages qui raconte l’histoire de Simon, psychologue de l’entreprise SC Farb, chargé par Karl Rose d’enquêter sur le directeur général Mathias Jüst, aura suscité énormément de polémique dans les milieux littéraires au moment de sa publication. Certains voient le roman comme un ouvrage participant à une banalisation de l’holocauste et de ses horreurs. D’autre par contre glorifie l’oeuvre de François Emmanuel, allant même jusqu’à dire que “&lt;i&gt;La question Humaine&lt;/i&gt; pourrait bien être le premier des grands romans à naître en ce nouveau siècle dont on se prend désormais à penser qu'il ne pourra décidément que faire la nique au précédent. »* Enfin, preuve qu’encore aujourd’hui, sept ans après sa première publication, le roman continue de susciter l’intérêt du public : il vient d’être réédité et vient récemment d’être adapté au cinéma par Nicolas Klotz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lecture de &lt;i&gt;La Question Humaine&lt;/i&gt; attire l’attention sur un fait particulier propre au roman, mais qui pourrait ouvrir un champ de recherche dans la littérature contemporaine. À de nombreuses reprises, le lecteur se voit solliciter à agir dans le texte. En effet, celui-ci laisse place à l’interprétation de son public plutôt que de vouloir imposer la vision fermée du narrateur. C’est en effet le lecteur qui peut percevoir l’extension de l’univers des camps à la vie quotidienne, c’est le lecteur qui peut comprendre la banalisation du mal qui s’opère à travers les lettres et c’est encore lui qui est chargé de conclure l’enquête puisque Simon n’a pas pris soin de juger le coupable. Il préfère s’isoler là où le langage est absent, là où seuls les actes et les émotions priment. Peut-être que cette place nouvelle accordée au lecteur, après la crise qu’à vécut l’auteur dans les années 1960, est-elle une nouvelle voix qu’a choisi d’explorer la modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;------------------&lt;br /&gt;*EMMANUEL, François, La Question Humaine, Paris, Stock, 2000&lt;br /&gt;**Commentaire de Didier Hénique sur &lt;a href=&quot;http://www.fluctuat.net/livres/chroniques/questionh.htm&quot;&gt;http://www.fluctuat.net&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href =&quot;http://www.francoisemmanuel.be/question.html&quot;&gt;Sur le site de François Emmanuel&lt;/a&gt;
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                <title>Renaissance italienne :  entre éducation sentimentale et modification réussie.</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 10:31:00 +0200</pubDate>
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                     Autour d’une nouvelle histoire d’amour sur fond de Toscane, Eric Laurrent propose dans &lt;i&gt;Renaissance italienne&lt;/i&gt; ( Ed. de Minuit) un véritable roman plein de suspense où les phrases nous mènent sur des chemins de plus en plus sinueux, au risque de s’y perdre. Sortant d’une séparation brutale avec Clara Stern, le narrateur est sans cesse ramené à la femme aimée dans les lieux qu’ils ont fréquentés. Son voyage à Florence lui a permis de laisser sa pensée s’abandonner à d’autres beautés, celles de la culture brillante du Quattrocento. Malgré cela, le retour à Paris le ramène au souvenir de Clara, dont la reconquête se fait de plus en plus inespérée, au point de la haïr. C’est alors que le récit arrive à un tournant&amp;nbsp;: délaissant sa vie parisienne, s’enfermant du monde, il se met à écrire son histoire avec Clara Stern, une histoire ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Revenu à la vie, il rencontre chez un ami commun Yalda, en partance dès le lendemain en Toscane, qui lui propose de la rejoindre. &lt;i&gt;«&amp;nbsp;De retour de Florence, où j’étais allé passer une dizaine de jours pour oublier Clara Stern, je ne pouvais imaginer que le destin me ramènerait en Toscane quelque neuf mois plus tard – et encore moins que j’y trouverais l’amour.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; Yalda le déroute, tant par sa fragilité, son naturel, ses rires que par l’émotion qu’elle engendre chez le narrateur, troublé leur complicité instinctive et leur goût partagé pour les beautés italiennes de la Toscane. &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre cette histoire, ce récit n’est pas sans rappeler à certains moments &lt;i&gt;Les Fragments d’un&lt;/i&gt; &lt;i&gt;discours amoureux&lt;/i&gt; de Barthes, voire même pour certains détails &lt;i&gt;La Modification&lt;/i&gt; de Butor. Toutefois, Eric Laurrent a su développer un style d’une élégance rare, «pesant chaque syntagme, chaque terme, en reprenant sans cesse la formulation, jusqu'à la refondre entièrement des dizaines de fois, hésitant bientôt entre une infinité de combinaisons possibles dont nulle n'était en définitive meilleure qu'une autre, toutes s’affirmant comme de purs exercices de style», le tout mêlé à certaines scènes faites d’autodérision et d’humour, comme si le narrateur, dans l’exercice de la réécriture, se dédoublait dans le récit d’une histoire amoureuse, entre un homme plein de passion et de déraison et l’écrivain plongé dans un univers reconstruit. «Tout soupirant est aliéné en effet, deux fous cohabitant en lui, l'un frappé d'un excès de passion, l'autre, d'un excès de raison, lesquels n'ont de cesse de se disputer tour à tour son esprit. (…) Cette oscillation permanente entre espoir et dépit, certitude et désillusion, m'empêchait de prendre toute initiative.» Œuvre à la fois postmoderne, baroque, burlesque même, l’écriture de Laurrent cherche à se détacher de la réalité immédiate pour établir des ponts avec la littérarité de ses propres expériences, l’intermédialité avec les œuvres d’arts. Ce roman est véritablement un «&amp;nbsp;catalogue&amp;nbsp;» des possibilités narratives offertes au roman contemporain français&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Renaissance italienne&lt;/i&gt; évolue à la fois entre écriture de soi et autofiction, tout en essayant de trouver par un style extrêmement construit par le regard notamment, à donner ce goût renouvelé des objets et des descriptions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;______________________________________________________________________________________________________________________&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eric Laurrent, &lt;i&gt;Renaissance italienne&lt;/i&gt;, Ed. de Minuit, 2008.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leseditionsdeminuit.eu/&quot;&gt;www.leseditionsdeminuit.eu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Lectures au long cours I</title>
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                <author>noreply@ (particuledesmanches)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 16 Jul 2008 17:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Le temps des vacances, le temps des escales, le temps d'ouvrir bien grandes portes et fenêtres... Parce qu'avec les mois d'été nos journées paraissent plus vastes, et plus grands les horizons, la librairie Point Virgule a sélectionné pour vous cinq livres libres et vagabonds, des livres comme des trésors cachés, des livres qui font rêver, penser, voyager. Lisez, c'est l'été !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/02/02/697447010.jpg&quot; id=&quot;media-1125450&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9782710308485.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1125450&quot; /&gt;&lt;b&gt;Jean de la Ville de Mirmont, &lt;i&gt;Les dimanches de Jean Dézert&lt;/i&gt;, Cent Pages.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Jean de la Ville de Mirmont est un auteur méconnu. Né en 1886, ami de Mauriac, il meurt au champ d'honneur en novembre 1914. Son Jean Dézert appartient à une lignée de héros minuscules, &quot;hommes de peu et de trop malgré tout&quot;. Employé par le Ministère de l'Encouragement au Bien, Jean Dézert mène une vie morne. Sa spécialité, c'est l'attente du dimanche, jour qu'il chérit particulièrement. Allez comprendre ... Un auteur à (re)découvrir, et un petit éditeur à soutenir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/02/02/2068367367.jpg&quot; id=&quot;media-1125455&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9782707320315.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1125455&quot; /&gt;&lt;b&gt;Eric Laurrent, &lt;i&gt;Renaissance italienne&lt;/i&gt;, Minuit.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Oui, Eric Laurrent est un dandy ; oui, ses allures sont snobs et son emploi du subjonctif parfaitement suranné, d'une préciosité hors norme. Il s'agit donc d'un auteur hautement critiquable... mais tout simplement génial ! Il nous revient ce printemps avec un texte magnifique. Dans l'espoir d'oublier un amour déçu, le narrateur gagne la Toscane et rejoint la belle Yalda Apadana. Très vite, ce séducteur incorrigible se prend au piège de l'amour, envoûté par cette femme mystérieuse qui ne se laisse décidément pas séduire comme les autres... Un verre de Chianti partagé un soir dans un jardin, des visites impromptues d'églises éloignées, l'écoute de Buxtehude dans une voiture la nuit, des silences prolongés face à des paysages lumineux ou des fresques de la Renaissance... autant de moments sublimes volés au quotidien et rendus avec force, humour et mélancolie. Un texte d'une rare fulgurance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/00/01/38885613.jpg&quot; id=&quot;media-1125452&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;9782267019674.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1125452&quot; /&gt;&lt;b&gt;Enrique Vila-Matas, &lt;i&gt;Explorateurs de l'abîme&lt;/i&gt;, Bourgois.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Des nouvelles pour savourer la fantaisie, l'érudition et la passion pour le vertige du grand écrivain espagnol. Comme toujours, on sort de cette lecture éblouis par le feu d'artifice d'intelligence dont Vila-Matas nous régale. A noter aussi, dans la belle collection &quot;Titres&quot;, un recueil d'essais délicieux et décalés : &lt;i&gt;Le voyageur le plus lent&lt;/i&gt; est une fascinante flânerie en compagnie de Kafka, Perec, Pessoa.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/00/02/2109535997.jpg&quot; id=&quot;media-1125451&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;no_country_for_old_men___non__ce_pays_n_est_pas_pour_le_vieil_homme,5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-1125451&quot; /&gt;&lt;b&gt;Cormac McCarthy, &lt;i&gt;Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme&lt;/i&gt;, Seuil, Points.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; L'Amérique n'est plus ce qu'elle était : McCarthy le démontre d'éblouissante façon dans ce roman à mi-chemin entre le western et le thriller. Un homme en cavale est poursuivi par un tueur implacable pour s'être emparé, après une tuerie entre trafiquants de drogue, d'une mallette bourrées de dollars. Une course-poursuite ponctuée par les réflexions pleines de mélancolie d'un vieux shérif chargé de démêler l'affaire. &lt;i&gt;Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme&lt;/i&gt; est un texte magnifique et troublant qui dépeint avec un terrible pessimisme l'évolution des Etats-Unis. Sans concession. Le roman a récemment été porté au cinéma par les frères Cohen qui ont su rendre toute la richesse du récit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://particulesdesmanches.hautetfort.com/media/00/00/1149093823.jpg&quot; id=&quot;media-1125469&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;modiano-2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1125469&quot; /&gt;&lt;b&gt;Patrick Modiano, &lt;i&gt;Dans le café de la jeunesse perdue&lt;/i&gt;, Gallimard.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Que pouvait écrire Patrick Modiano après &lt;i&gt;Un pédigree&lt;/i&gt;, texte fulgurant qui laissait aux lecteurs les clés de son univers si fragile ? La réponse tient dans son nouveau roman, magnifique et obsédant. Modiano y arpente une fois encore le Paris trouble et diaphane des années '50-'60, ses nuits, ses fièvres, ses cafés où erre une jeunesse perdue à elle-même. Un roman sombre et précieux sur la mémoire, la solitude et le mystère au coeur de toute vie.&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; ----------------------------------------------------------------------- &lt;p&gt;Tous ces livres sont disponibles à la librairie Point Virgule, rue Lelièvre 1 à 5000 Namur. (tél. 081/22.79.37 ou par &lt;a href=&quot;mailto:info@librairiepointvirgule.be&quot;&gt;mail&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; 
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