« PASSE LIVRE : un livre sur une île déserte | Page d'accueil | Les tentations de Monsieur Wiertz »
11.11.2007
Rencontre - Claude Mouchard "Qui si je criais..."
De Varlam Chalamov à Rithy Panh, Claude Mouchard analyse les littératures du témoignage. Une bouleversante traversée des tragédies du XXe siècle. La scène s'élargit, car le marcheur n'est pas seul : « C'est le premier homme qui a la tâche la plus dure, et quand il est à bout de force, un des cinq hommes de tête passe devant. Tous ceux qui suivent sa trace, jusqu'au plus petit ou au plus faible, tous doivent marcher sur un coin de neige vierge et non dans les traces d'autrui. » On comprend alors que cette marche est forcée et que ces « cinq hommes » sont des milliers, des millions. Le Monde
Rencontre avec Claude Mouchard autour de son essai "Qui si je criais?" (éd.Laurence Teper), rassemblant des "oeuvres-témoignages", allant de Robert Antelme à Jean Hatzfeld, décrivant l'horreur, l'innomable... Innomable par la violence, et pourtant tous les auteurs ont raconté, écrit la chaos, la violence, les forces d'anéantissement et les difficultés pour retranscrire (le mot est faible) les chemins de l'horreur. Dans la nuit et le brouillard des camps, l'herbe y pousse néanmoins, et la poésie apparaît comme un moyen de subsistance et de résistance, un moyen pour survivre. Elle retourne à ses sources: qu'elle soit récitée, rappelons-nous Primo Levi qui récitait Dante, ou qu'elle soit mise en forme dans un style "violent", rapide, engendré par le temps qu'il reste à vivre. Oeuvres, parce que tous ces témoignages font fiction et ont un rôle essentiel, un engagement, à côté de la politique et de la justice...disons surotu que la poésie, comme chant de l'âme,apparaît justement quand la politique et la justice disparaissent. Dans cette conscience du devoir de témoigner et la difficulté pour le dire, la poésie devient la condition propre d'un "sous-homme"...
18:35 Publié dans Bunker de papier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Il faudrait rappeler aux auteurs de ces articles de se relire avant de les publier. Il est très désagréable en effet de les lire avec des fautes de frappe, et d'énormes fautes d'orthographe!
De mon temps...
Ecrit par : Arthur Baudelaire | 11.11.2007
Les commentaires sont fermés.