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04.11.2007

Kundera- Ce que seul le roman peut nous dire...

76a56335a61a9c457368ac2712257697.jpgDans son essai Le Rideau (éd.Gallimard, 2005), Milan Kundera évoque une histoire du roman vue par un romancier. Partant d'une conscience de la continuité qu'il y a de Rabelais à Robert Musil, en passant par Fielding et Stendhal, Kundera présente une vision large du roman comme dialectique entre la prose et la pensée personnelle de l'auteur, comme lieu d'observation où la vie peut être embrassée comme un tout. Ne cherchant ni à jouer au théoricien, ni à l'historien, il esquisse toutefois la diversité et la filiation du maillon romanesque qui a commencé avec le Quichotte de Cervantès, revendiquant son statut d'auteur, en continuant avec Kafka, écrivain qui en se glissant dans l'invraisemblable atteignait les frontières du vraisemblable. Plus un "art du roman" qu'une poétique du récit, ce livre-essai présente la vision personnelle d'un romancier, loin des tribulations théoriques, qui le défend néanmoins corps et âme. "Un romancier qui parle de l'art du roman, ce n'est pas un professeur discourant depuis sa chaire." Hors du temps, des mouvements et des frontières, Kundera cherche à percer le noyau dur du roman, et ce depuis son émergence, le fait qu'il n'a jamais cessé d'être moderne, c'est à dire qu'il n'a pas cessé d'être la mémoire vivante du présent, l'écho de toute éternité.

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