« Quoi qu'on en pense, c'est de la littérature ! | Page d'accueil | Jay McInerney - La Belle Vie »

01.11.2007

"Bash, latterday plays" - Quand l'Amérique se met en scène

009bab6c480fdb8dd1c276dfe9964f2c.jpgLa pièce Bash, latterday plays de Neil Labute est une sorte d'American Beauty qui se concentre sur trois destins, toujours pris entre la bonne volonté et la cruauté, trois récits d' "american way of life" qui échappent tant aux protagonistes qu'à nous spectateurs, pris dans l'engrenage de toutes nos petites manies. En toile de fond, la production "culturelle" américaine, teintée de fascination, imprégnée de violence, tout ce que la pièce dévoile dans le spectacle quotidien de la violence imaginaire quand elle prend le pas sur l'ordinaire et encourage le déchaînement des instincts violents, entre Dr Jeckyll et Mr Hyde. Neil Labute nous montre que la représentation de la violence, notamment et surtout à l'écran, est le reflet d'une conviction profonde de la culture américaine: pour elle, la société n'est qu'un rempart précaire pour le monstre qui sommeille en nous. Avec "Bash", il réussit à questionner la violence d'aujourd'hui: il nous provoque et nous met en garde contre cette tendance de présenter l'individu déviant comme un monstre inhumain, digne d'une fiction hollywoodienne, il nous dit que derrière chaque violence, il n'y a pas un monstre, mais un être humain, une vie brisée, une histoire, un être comme vous et moi, une histoire personnelle qui a basculé un jour dans une société qui a mal, à chaque fois, le même schéma, la même cause qui entraîne une violence inéluctable sur une vie par hasard. Neil Labute propose un théâtre poignant, qui prend aux tripes, dans une analyse des effets de la violence, capable de décrire et de réécrire nos vies, et de nous permettre au final d'accéder à cette conscience de soi.

"Bash, latterday plays" de Neil Labute au Théâtre Jardin Passion à 20h30 du 1er au 10 novembre 2007. Infos et réservations- 0472/96 53 16 - info@theatrejardinpassion.be -www.theatrejardinpassion.be

Les commentaires sont fermés.